• Posted by TAN on 11 mars 2014, 23 h 43 min

    CRITIQUE :

    Hier soir, je suis allé voir Cabaret Jaune Citron à l’Auguste Théâtre

    Je ne savais pas trop ce que j’allais voir – sachant juste que le mot Cabaret me donnait une piste… y aura de la musique ! Il faut avouer que je ne suis pas fan des comédies musicales (c’est vraiment pas le style que je préfère).

    Et de la musique, il y en a eu ! De la très bonne d’ailleurs !

    En fait, Cabaret Jaune Citron est plus qu’un cabaret, c’est une histoire entière et vraiment touchante.

    C’est drôle, c’est pétillant, c’est dynamique, c’est touchant, c’est tout en finesse, avec des comédiens et des musiciens talentueux ! Clotilde Chevalier interprète avec panache les états d’âme d’Yvonne et la fait vivre dans son aventure rythmée. Comédie, danse, mime, etc., la comédienne maîtrise toute la panoplie avec talent !

    La pianiste est excellente dans le rôle de la mère et le comédien est génial dans le rôle du frère et de l’ami vietnamien. Un trio, qui porte avec brio, ce spectacle, sur des textes et des chansons très bien écrits. (mention spéciale à l’auteur)

    On se laisse emporter dans le récit de l’héroïne, et on passe une très très bonne soirée. Pour ceux qui ne connaissent pas le Vietnam, vous aurez droit à un spectacle dépaysant. Et pour ceux qui connaissent ce pays, et la culture asiatique, courez-y, vous serez conquis !

    Bref, un spectacle que je recommande chaleureusement ! Et ce n’est pas un hasard s’ils sont prolongés ! Hier soir, la salle était archi-comble et ça se comprend tout à fait, vue la très haute qualité du spectacle.

    Bravo!

    http://axeldeponcey.jimdo.com/c%C3%B4t%C3%A9-fauteuil-le-blog-du-spectateur/

    Accès :
    CABARET JAUNE CITRON – à l ‘ AUGUSTE THEATRE
    6 impasse Lamier, 75011 Paris
    Métro Philippe Auguste
    Tél : 01 48 78 06 68

    Bonnes nouvelles – A la demande du public,

    ‘Cabaret jaune Citron’ est prolongé jusqu’au mois d’avril!
    L’Auguste théâtre a précisé qu’après la date du 23 mars (qui devait initialement être la date de la dernière représentation), il y aura d’autres représentations de ‘Cabaret jaune Citron’ dimanche 30 mars à 17h (mais pas vendredi 28-3), puis tous les vendredis (21h) et dimanches (17h) du vendredi 4 avril (21h) au dimanche 20 avril (17h) inclus.

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  • Posted by TAN on 11 mars 2014, 23 h 05 min

    Extraits de Questionnaire de Miss Tâm #4 : Stéphane Ly-Cuong (spectacle musical Cabaret Jaune Citron)

    • Comment cela t’est venu l’idée de créer Cabaret Jaune Citron ? Comment est né ce projet ?

    Personnellement, je n’ai jamais ressenti de problème avec ma double culture. Très tôt j’ai compris que c’était un environnement vietnamien à la maison et un environnement français à l’extérieur, je n’ai jamais rejeté mes origines, je n’ai jamais eu de doutes à ce sujet. Je voyais même cela comme une source de richesse.

    Après je sais que cela peut être un dilemme pour beaucoup de personnes et je trouve que c’est une problématique très intéressante. J’ai donc voulu aborder ce sujet à travers le personnage d’Yvonne Nguyên, qui est un peu décalée, excentrique, marrante. Et sa problématique est d’autant plus forte qu’elle rêve d’être comédienne, de jouer dans des comédies musicales, mais les directeurs de casting ne la voient que dans des clichés d’asiatique (par exemple, une prostituée chinoise, une serveuse chinoise…), et qu’elle ne trouve pas vraiment sa place. Elle va avoir encore plus envie de rejeter ses origines. En fait elle aimerait être considérée comme une « vraie » personne au-delà de sa différence. Du coup elle voit ses origines comme un obstacle, un handicap. Et le parcours d’Yvonne dans ce spectacle est de retourner aux sources et de découvrir que toute cette différence, toute cette particularité fait toute sa richesse et sa singularité. Voilà comment est né le projet.

    Ce spectacle a été créé dans le cadre d’un festival de comédie musicale « Toulemondiva » organisé par Cathy Sabroux et Jacky Azencott en 2011 au Vingtième Théâtre (Paris 20), puis repris une première fois en 2012 à l’Auguste-Théâtre. Le Vingtième Théâtre avait un espace un peu grand pour le format actuel. Quand on a décidé de rejouer la pièce, on a trouvé l’Auguste Théâtre. On aimait beaucoup cette configuration intime. Et comme ça se passait bien avec l’équipe du théâtre, alors on a décidé de reprendre le spectacle en 2014.

    • Quel est ton passage préféré dans ce spectacle ?

    Mon passage préféré c’est quand Yvonne retourne au Vietnam. À la demande de son père, elle va sur la tombe de ses grands-parents qui n’a pas été visitée depuis plusieurs années. Elle découvre le cimetière avec des tombes éparpillées au milieu des rizières. Elle se rend compte en voyant ce petit village au sud de Saïgon, du chemin que ses parents ont parcouru, à la fois géographique et culturel, elle comprend que ses parents ont fait ça pour qu’ils aient une vie meilleure, pour que leurs enfants aient une vie meilleure et qu’ils puissent réaliser leurs rêves.

    Le fait de partir, de quitter le pays qu’ils aimaient. Tout recommencer à zéro. Le fait de mieux comprendre la problématique de ses parents va aussi lui donner la force d’accomplir ses propres rêves. Le rêve réel de ses parents n’est pas forcément qu’elle devienne médecin ou pharmacienne, mais avant tout qu’elle soit heureuse et réalise son rêve.

    La visite des tombes de ses grands-parents a été inspirée de ma propre histoire. Il y a 20 ans, juste après la mort de mon père, je suis allé sur la tombe de mes grands-parents maternels, avec quelques-unes de mes sœurs et avec ma mère. J’étais frappé par l’atmosphère sereine, ce beau ciel bleu qui se reflétait dans l’eau. C’était très émouvant.

    • Enfin, pour clore cette interview, quels sont tes futurs projets pour l’année du cheval ? Ou un rêve à réaliser ?

    Mon rêve serait de trouver un producteur pour mon premier film Dans la cuisine des Nguyên. En fait, je pars un peu des mêmes personnages que dans le Cabaret jaune citron. On retrouve Yvonne Nguyên qui, après l’incendie de son appartement, est contrainte de retourner vivre chez sa mère en banlieue parisienne.

    Avec la différence à la fois culturelle et générationnelle, la cohabitation est assez tendue avec la mère. Celle-ci regrette que sa fille ne soit pas médecin. Elle aimerait qu’elle épouse un Vietnamien et qu’elle respecte les traditions.

    Mais Yvonne est une comédienne, qui à 35 ans stagne dans sa carrière, galère avec les petits boulots, est toujours célibataire mais n’a pas forcément envie de tomber amoureuse de celui que sa mère lui présente. Yvonne passe plus de temps à justifier aux autres qu’elle est française pour s’attacher aux traditions qu’elle trouve peut-être trop ancestrales et trop éloignées de ce qu’elle est.

    En fait c’est dans la cuisine que le dialogue va se nouer et que les tensions vont s’apaiser à travers l’élaboration de recettes familiales. Certains souvenirs, certaines confidences, vont faire surface. Pas forcément des drames, mais des souvenirs qui vont permettre à Yvonne de mieux comprendre sa mère et de resserrer les liens. Sa mère va se servir de légendes qui accompagnent certains plats ou de certaines anecdotes personnelles pour faire passer des messages qui ne passeraient pas dans une conversation normale.

    Ça sera finalement des messages forts pour Yvonne, qui l’aideront à s’accomplir. Ici, la nourriture est très présente. La cuisine est un personnage dans toutes ses formes.

    Je sais que ça va être un long chemin, que c’est un premier film de quelqu’un de pas connu, dans un registre précis. Mais en même temps c’est une comédie, donc on accède au sujet de façon plus facile et plus ludique et je pense que la cuisine vietnamienne attire beaucoup.

    À la question, est-ce un retour aux sources ? Je te dirais que la culture vietnamienne est bien ancrée en moi, ça fait partie de mon éducation, sans être obsessionnel. Comme pour beaucoup d’entre nous, avec des origines étrangères, on a besoin de poser ses jalons dans un premier temps, de se réaliser. Puis vient l’envie de comprendre parce qu’on grandit. On n’a plus besoin de prouver quoi que ce soit et on s’ouvre vers cette richesse en soi, pour puiser cette différence culturelle qui a aussi fondé notre identité.

    http://misstamkitchenette.com/questionnaire-stephane-ly-cuong-cabaret-jaune-citron/#.Ux-FSYX7xK9

    Hiêp

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  • Posted by TAN on 11 mars 2014, 4 h 29 min

    Histoire de Jaune Citron:

    Yvonne Nguyen, jeune femme française d’origine vietnamienne, gère tant bien que mal sa double culture.

    Entre le regard des autres qui ne la trouvent pas assez asiatique et celui de sa famille qui la trouve trop française, comment trouver l’équilibre ? A la trentaine bien passée, Yvonne rêve toujours de devenir une star de comédie musicale tandis que sa mère aimerait qu’elle épouse une carrière médicale.

    Yvonne s’obstine malgré tout à vouloir poursuivre son rêve mais se heurte à tant d’obstacles qu’elle en arrive à remettre en question des espoirs, ses envies et sa propre identité.

    Un voyage sur la terre de ses origines la réconciliera peut-être avec elle-même.

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  • Posted by XMai on 7 mars 2014, 17 h 28 min

    Bonne nouvelle extraite de la Newsletter du 6-3-2014 de l’Auguste théâtre : «Particulièrement sollicité par le public, ‘Cabaret jaune Citron’ est prolongé jusqu’au mois d’avril! Une comédie musicale drôle et sensible, qui traite des problèmes de la double culture et de la recherche d’identité.» L’Auguste théâtre m’a précisé par téléphone qu’après la date du 23 mars (qui devait initialement être la date de la dernière représentation), il y aura d’autres représentations de ‘Cabaret jaune Citron’ dimanche 30 mars à 17h (mais pas vendredi 28-3), puis tous les vendredis (21h) et dimanches (17h) du vendredi 4 avril (21h) au dimanche 20 avril (17h) inclus.

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  • Posted by Tuan on 16 décembre 2013, 21 h 47 min

    Je l’ai vu…
    C’est tout simplement magnifique!

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